RDC:des multinationaux continuent de financer les groupes armés, les wall stree s'interrogent PDF Print E-mail
Written by Caddy Adzuba   
Thursday, 22 July 2010 08:22
RDC : Les entreprises internationales continuent de financer les conflits armés, les  wall street s'interrogent

L'organisation Global Witness dénonce encore les liens entre les entreprises et les groupes armes au Kivu. Dans un communique publie mercredi, l'ong britannique cite des entreprises asiatiques, belges et britanniques. Des filiales de multinationales achètent des minerais et c'est cet argent qui finance les activités des groupes armés et alimentent les conflits dans l'Est de la RDC. Entre temps, les USA se penchent sur la question. Selon l'agence France presse du 16 juillet dernier, la réforme de Wall Street, bientôt promulguée par le président américain Barack Obama, contient une disposition visant à couper les vivres aux groupes armés qui s'enrichissent grâce au commerce de métaux servant à fabriquer des produits de haute technologie.

Cassitérite et coltan de sang, entreprises et groupes armés s'en foutent. Ce n'est pas la première fois que Global Witness crie a l'illicite. Environs 200 entreprises sont listées par cette organisation. Des sociétés qui n'ont aucun contrôle pour certifier la provenance des minerais. C'est par exemple THAISARCO, filiale de Amalgated Mineral Corporation, 5 ème producteur mondial d'Étain. Thaisarco achète cassitérite et coltan venant des mines contrôlées par les FDLR. Global Witness accuse les groupes rebelles et l'armée nationale de se servir des civils pour leur faciliter l'accès aux précieux minerais. Le gouvernement congolais est appelé ainsi a empêcher l'accès des zones minières aux rebelles, recommande l'ONG. Les gouvernements des pays ou sont installés les entreprises sont appelés à exiger des comptes pour ce commerce illicite. Un effort que tente de fournir aussi la région. La conférence internationale pour la paix dans les Grands lacs attend que les chefs des dix pays membres avalisent un processus de certification de ces minerais.

Aux USA,La mesure, insérée dans la masse de plus de 2.300 pages du projet de loi de réforme financière adopté jeudi au Congrès, prévoit de tenter d'enrayer le commerce de quatre minerais utilisés notamment pour la fabrication de téléphone cellulaires.

"Les Congolais ont trop longtemps été des pions dans la lutte sanglante entre groupes armés, qui ont financé leurs violentes campagnes de terreur avec le produit d'une activité minière illicite", a déclaré jeudi le représentant démocrate Howard Berman, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Le projet de loi exige de la part des entreprises qui font des affaires en République démocratique du Congo (RDC) et dans les pays voisins qu'elles déclarent aux autorités américaines où elles acquièrent l'oxyde d'étain, le coltan, la wolframite et l'or.

Le texte réclame également de la part de ces entreprises qu'elles conduisent des audits réguliers pour s'assurer qu'elles ne contribuent pas directement ou indirectement à un conflit armé.

En outre, il appelle le département d'Etat à élaborer une nouvelle stratégie pour traiter la question du commerce illicite de minerais et les liens avec les groupes armés.

A l'inverse des diamants, ces minerais ne peuvent être testés chimiquement pour déterminer leur provenance, ce qui complique la lutte contre ce genre de commerce.

L'est de la RDC a connu une série de conflits depuis les années 1990. L'exploitation des ressources du pays par des factions armées a été dénoncée régulièrement par l'ONU et les ONG.

 
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